Présentation

 Je suis passionné par les cartes postales et je possède une grande collection avec divers thèmes et diverses villes,  j'aurai peut être  les cartes qui vous intéressent, n'hésitez pas à  m'en faire part à cette adresse:  Pythagore.51@gmail.com, je vous ferai profiter de mes acquisitions antérieures. Je suis également prêt à faire des échanges de collections suivant les thèmes.
Bien à vous.                                                                                                                                                Pythagore.51

                                                                                               

 

 

 

 

 

 

 

            

La carte postale expliquée

Lundi 3 avril 2006

Les cartes postales ont vu le jour en Autriche en 1869

La carte postale est née à Vienne le 1er octobre 1869, de l'invention d'Emmanuel Hermann, professeur d'économie politique à l'Académie militaire de Vienne-Neustadt. Le 28 janvier 1869 était paru sous sa signature dans le journal du soir Neue Frei Press un article documenté dans lequel Hermann reprenait une idée que le conseiller Heinrich Stephan, haut fonctionnaire prussien des services postaux, avait défendue en 1865 devant la Conférence postale germano-autrichienne de Karlsruhe. Il s'agissait d'introduire un système de correspondance ouverte, pratique et économique. Heinrich Stephan n'avait pas réussi à convaincre ses interlocuteurs, ceux-ci craignant de voir réduire les recettes de leur administration. L'Allemagne de Bismarck et de Guillaume Ier ne semble pas avoir eu alors comme souci majeur d'affirmer sa suprématie dans le domaine de la communication postale.

 La carte postale apparut en France en 1870 dans Strasbourg assiégée par l'armée allemande. Une carte portant l'estampille de la Croix-Rouge fut mise en circulation par la Société de secours aux blessés afin de permettre à la population civile de communiquer succinctement avec l'extérieur. Le général allemand Weider donna son accord pour que cette carte puisse sortir de la ville, accord dont les Strasbourgeois furent informés par voie d'affiches imprimées en allemand et en français et signées Rosshiert, administrateur de la poste allemande en territoire occupé. Il s'agissait d'une carte discrètement illustrée d'une croix rouge. Elle n'était pas affranchie. On l'achemina non seulement vers la France mais aussi vers la Suisse. Le siège de Strasbourg dura du 13 août au 23 septembre 1870. Il apparaît que d'autres cartes du même type - une vingtaine environ - furent éditées par les soins de divers comités de secours aux blessés notamment à Nantes, Mulhouse, Haguenau, Bischewiller, Besançon, Chambéry, Lyon. A Nancy, passée sous tutelle de l'administration allemande, la population fut informée le 29 septembre 1870 qu'elle pouvait utiliser une carte de correspondance. Celle-ci fut mise à la disposition du public au prix de 1 centime, et en quantité limitée (cinq cartes par personne). Elle était vendue dans toutes les recettes et par les facteurs et pouvait être acheminée vers les Etats de la Confédération de l'Allemagne du Nord, la Bavière, le Wurtemberg, le Bade, le Luxembourg ainsi que vers n'importe quel point des territoires français occupés par l'armée allemande. La correspondance pouvait être écrite à l'encre ou au crayon et l'expéditeur n'était pas tenu de se nommer.

 La période de l'age d'or de la carte postale s'étend de 1900 à 1904. il était interdit d'écrire la correspondance du même côté que l'adresse. C'est pourquoi le côté vue laissait souvent de larges plages pour la correspondance.

 Depuis plus d’un siècle maintenant (à l’initiative de Dominique PIAZZA en août 1891)( On attribue au marseillais Dominique Piazza la paternité de la première carte postale photographique. L'idée est attirante, mais profite peu à son promoteur, rapidement dépassé par les imprimeurs et leur petits prix pratiqués.) la carte postale est photographique, elle nous restitue l’environnement de nos ancêtres avec toute la précision possible. Des milliers de cartes ont aussitôt été éditées. On peut affirmer que toutes les communes de France ont été photographiées dans la période des vingt années entourant la naissance du 20 ème siècle.
Vous ne me croyez pas ? Voici quelques chiffres.

A Nancy, monsieur Bergeret (qui est l’un des plus célèbres créateurs du début de ce siècle de cartes postales illustrées et photographiques) ouvre son premier atelier de fabrication de cartes postales en 1898, voici sa production
1900 25 millions de cartes postales
1901 30 millions de cartes postales
1905 90 millions de cartes postales
1909 100 millions (le quart de la production française).

 De 1900 à 1930 la production de ces seuls ateliers a atteint 3 milliards de cartes !

 Jusqu'en 1903, le recto de la carte postale n'était pas divisé en deux parties. Trois ou quatre lignes horizontales sur toute la largeur de la carte permettaient d'inscrire la seule adresse du destinataire.

 

 http://perso.wanadoo.fr/auguste.hurgon/histoire-de-la-carte.htm  

            

      Voici la première carte officielle française

  

  

 

 

En 1878 l'uniformisation entre les états va faire passer les dimensions de la carte postale au classique format 9 X 14 cm avec toujours deux tarifs, 10 centimes pour la France et 15 centimes pour l'étranger. Le timbre du type Sage est maintenant directement imprimé sur la carte, le dos sans illustration est réservé à la correspondance.

http://perso.wanadoo.fr/albicol/beta/cpa.html

 

Carte avec un timbre préimprimé

 

 

 

 

 

 

 Pour un autre éclairage sur l'histoire des cartes postales:

http://www.cartespostales.info/pages/histoire.php

Par Pythagore51
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Lundi 3 avril 2006

La place de l'illustration : Il y a eu très peu de cartes illustrées avant 1897. Au départ l'image n'occupe qu'une infime partie de la carte (1900) et avec le temps elle va prendre possession de toute la place, pour ne garder qu'une toute petite marge sur le pourtour (1903-1904). Ensuite la photo est en pleine page et n'évoluera pratiquement pas durant 20 ou 30 ans, âge d'or de la Carte Postale Ancienne qui fait l'objet maintenant de tant de recherches. La production française durant ces années se compte en dizaines et même en centaines de millions de cartes par an.

A partir des années 30 la qualité de la carte ainsi que les sujets sont souvent de factures inférieures mais ils restent les témoins d'une époque.
En 1950 on abandonna le format 9 X 14 pour passer à celui des cartes modernes 10,5 X 15 cm, et avec lui commence une autre collection ...

 

 
carte 1900
carte nuage
Carte postée en 1900, il y a de la place pour écrire
Idem, la photo est de type "nuage"
carte 1902
carte 1904
Carte datée de 1902, la photo devient envahissante
Après 1904, il faut écrire au verso
carte 1930
carte 1940
Carte des années 30
Carte "semi-moderne" des années 40
http://perso.wanadoo.fr/albicol/beta/cpa.html
Par Pythagore51
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Lundi 3 avril 2006

QU'EST  CE  QU'UNE  CARTE  POSTALE ?



Les collectionneurs, les éditeurs, les historiens ou la Poste en ont donné leur propre définition. Mais il en est une, fort simple, qui peut être retenue :
" La carte postale est un imprimé sur un support semi-rigide destiné à un usage postal, pour une correspondance brève à découvert.(1) ".
L'objet ainsi défini, il est maintenant possible d'entrer dans son petit monde avec un peu d'histoire, un peu de technique mais aussi des cartes postales extraites de la collection du Conservatoire Régional de la Carte Postale .

C'est d'ailleurs dans cet esprit que la vitrine du Conservatoire Régional de la Carte Postale le CARTOPOLE de BAUD démontre que ce banal petit morceau de carton que tout le monde a un jour ou l'autre envoyé ou reçu est un formidable outil de communication, de
convivialité, de recherche scientifique ou d'expression artistique.
La carte postale est l'objet qui dispose du plus grand nombre de points de vente dans le monde. Elle reste un moyen de communiquer unique que ne saurait remplacer la lettre, le téléphone, le fax ou le mèl.
La meilleure preuve : ce sont quelques 300 000 000 de cartes postales qui circulent chaque année en France.
   
(1) On la doit à Albert THINLOT(1914-1992) cartophile reconnu, co-auteur avec Paul-Noël ARMAND(1921-1989) de l'Historique de la Carte postale illustrée française et du Dictionnaire de la Cartophilie Francophone. Deux ouvrages de référence en matière de carte postale.

http://www.cartolis.org/texthistoire.html

Par Pythagore51
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Samedi 22 avril 2006

Le texte peut être écrit sur différents supports, parmi lesquels le papier est devenu prépondérant avec le développement de l'imprimerie (dans le monde occidental).

Matériaux

Pour toute écriture, il faut (a) un support, (b) un instrument pour créer une trace sur ce support (soit une trace en relief, c'est-à-dire – la plupart du temps – en creux, soit une trace de couleur différente). Le support et l'instrument conditionnent a) la façon d'écrire, b) le type d'écriture (dessin des caractères).

Supports :

– matières dures : pierre, ardoise, brique, poterie, ivoire, os, verre, fer, bronze, autres métaux...


– matières moins dures et/ou périssables : bois, écorce, feuilles de palmier (Inde), toile, soie, peaux de bêtes (Arabie), tablettes de cire, argile...
– matières élaborées : papyrus (tige de roseau, utilisé jusqu'au XIe siècle), parchemin (peau de mouton, de chèvre ou de veau, utilisé communément à partir du IVe siècle), papier, ....

Premiers instruments :

– pour l'inscription en creux : stilus, ciseau, roseau triangulaire taillé en biseau, pointe sèche


– pour l'inscription en couleur (dépôt d'une trace sur un papier) : pinceau (en Chine), calame (roseau taillé, jusqu'au XIIe siècle), plume d'oiseau (oie et cygne).

Substances déposées sur le support :

L’encre antique était à base de terre et de suie.

Au Moyen Age, habituellement l’encre
est une encre métallogalique (faites de 4 produits) :

Sel métallique Atramentum
(sulfate de cuivre ou vitriol)
ou
Couperose verte (Sulfate de fer)
Fixe la couleur.
+  
Tanin végétal Noix de galle De chêne qui donne la couleur
noire ou brune.
+  
Liant Gomme arabique Extraite des acacias, pruniers, cerisiers et lierres : cela augmente la viscosité de l’encre et son adhérence.
+  
Solvant de l’eau, du vin
ou
de l’eau-de-vie
Cuit avec les autres éléments.

Pour l’encre luisante on rajoute un peu de sucre candi.


L’encre utilisée dans l’imprimerie est composée de térébenthine, d’huile de noix ou de lin, et de noir de fumée réduit par la cuisson et par le broiement en une espèce de pâte liquide.

Un exemple de fabrication d’encre
d’après Monique Zerdoun Bat-Yehouda (1983, Editions du CNRS)
Recette de Jehan Alcherius (1411, décembre)

" Pour faire l’encre à écrire. Observe le choix de cette encre dont l'essai doit être fait dans ce sens. Prends 3 onces de noix de galle, les meilleures que l’on reconnaît au fait qu’elles sont ridées. Prends une quantité égale de gomme arabique, la meilleure que l'on reconnaît au fait qu'elle est brillante et se casse facilement; plus petite elle est, mieux ce sera. De même, prends trois onces et demie de vitriol romain, le meilleur étant celui qui est de couleur bleue, solide et gros comme l’est le gros sel.

Après quoi, prends 4 livres, à raison de 12 onces par litre, d'eau claire qui, s'il s'agit d'eau de pluie, est préférable à l'eau d'une citerne dans laquelle on recueille l'eau de pluie, est préférable à l'eau de source ou de rivière; place cette eau dans un récipient neuf, de métal ou de terre vernissée, de manière à ce qu’elle soit pure et exempte de toute saleté; dans cette eau, place les galles grossièrement pilées, de manière à ce que chaque galle puisse être rompue en 4 ou 5 morceaux : ensuite, laisse bouillir ces galles dans l'eau sans gomme ou vitriol (sulfate de cuivre), jusqu’à ce qu’elle ait réduit de moitié.

Ensuite, filtre-le (le mélange) à travers un linge ou un morceau de lin, et remets-le, débarrassé des morceaux de galles, dans le vase sur le feu et laisse-le jusqu'à ce que cela commence à bouillir; puis mets dedans la gomme pilée et pulvérisée et laisse bouillir doucement un peu de temps, plus exactement jusqu’à ce que la gomme se dissolve.

Ayant fait cela, verse directement 2 livres du meilleur vin blanc, remue un peu et ajoute immédiatement le vitriol bien pulvérisé, remue encore un peu et retire aussitôt le vase du feu; mélange le tout de manière à ce que le vitriol puisse bien s’incorporer avec les galles, la gomme et l'eau.

Ayant réalisé toutes ces choses dans l'ordre, place le vase qui contient l'encre à l'air libre et laisse-le pour une nuit, de manière à ce que le calme de l'air rende l'encre brillante et plus noire. Par conséquent, si l’encre est fabriquée par temps doux, elle sera meilleure et plus belle. Après quoi, passe-la à travers un linge, mets-la de côté et conserve-la pour l'usage. "

Il faut y ajouter les inscriptions lumineuses (lampes, tubes, rayons laser) dans le noir (ou sur un fond sombre).

Les différentes fabrications de supports pour l'écrit:

Nom Dates Matière première Fabrication Caractéristiques
Papyrus 3000 avant J.-C. / IIe siècle après J.-C.
Survie jusqu’au XIe siècle
La moelle de la plante papyrus Lamelles découpées puis accolées.
Deux couches sont superposées
perpendiculairement à l’orientation des fibres
et soudées ensemble.
Le tout est ensuite séché.
Puis les feuilles après avoir étaient
découpées sont collées les unes à la suite
des autres pour former un rouleau.

Maniabilité
Production très localisée
Fabrication coûteuse et délicate
Fragilité
Support peu pliable pour un
usage en cahiers
Tablettes
de cire
Antiquité / Époque Moderne Bois ou ivoire
et cire
Planchettes de bois ou d’ivoire juxtaposées.
Une légère cavité est creusée dans
laquelle on coule une couche de cire.

Très pratique
Permet d’introduire le brouillon
Parchemin IIe siècle avant J.-C. / XVe siècle
Survie pour des actes officiels jusqu’à l’Époque Moderne
Derme d’une
peau d’animal
(mouton, chèvre, veau)
La peau est trempée dans un bain
caustique.
La graisse et l’épiderme sont raclés.
La peau est tendue puis séchée.
Les peaux sont découpées en feuilles puis
présentées sous forme de rouleau ou de cahier.

Permet l’évolution et la
diversification de la graphie
Matière première abondante
Solidité, pliabilité
Coût de fabrication élevé
Lié à la diffusion du codex
Papier Ier siècle avant J.-C. / aujourd’hui
Se diffuse en Occident à partir du XIIe siècle
Chiffons en
fibres végétales
(chanvre, lin)
Les fibres sont réduites en pâte.
L’ensemble est chauffé puis étendu et
pressé dans des matrices.
Les feuilles sont ensuite séchées.
Enfin la feuille est lissée et polie.
Texture très lisse
Coût faible
Solidité, minceur, maniabilité
Tous les formats sont possibles
Lié à la diffusion de l’imprimerie

Le papier

Inventé en Chine (au plus tard) au premier siècle av. J.-C.., le papier parvient aux Arabes au VIIIe siècle – à la faveur des guerres... –, puis, de là, à la faveur des Croisades (encore des guerres...), en Espagne et en Italie et petit à petit dans d'autres pays d'Europe. En France, le papier est produit à partir du XIVe siècle. Papier fait d'abord de chiffons, puis en grande partie de bois.

Le papier s'impose rapidement comme support de l'écrit en raison de ses vantages : il est plus facilement productible et moins cher que le parchemin et aussi plus fin (donc moins encombrant à archiver).

Sur l'histoire, les usages, les types de papier, voir les Cahiers de médiologie 4 (1997) : http://www.mediologie.com/publications/pouvoirs_papier/pouvoirs_papier.html.

Le papier
.......................................................................

Du grec papyros, qui viendrait du copte papirro, qui signifie « royal ».

Du latin papyrus
Le papier fabriqué avec des fibres végétales fut inventé en Chine au Ier siècle avant J.-C. Des papetiers chinois, faits prisonniers lors de la bataille de Samarkand en 751, révélèrent aux persans sa fabrication. Elle gagna l’Occident au Xe siècle et l’Europe au XIIe siècle, alors que l’on connaissait déjà un papier de chiffon. Au départ il est mal accueilli, car trop fragile, et est réservé aux écrits peu importants, aux productions éphémères.

Il se diffuse en Occident, de façon quasi simultanée, en empruntant trois itinéraires différents. Au début du XIIe siècle, Byzance au travers de la première croisade et la Sicile arabe font découvrir à l’Europe le papier. Dans la seconde moitié du XIIe les Maures venus du Maroc diffusent son usage par le relais andalou.
Le premier ouvrage occidental, conservé, en papier est un missel mozarabe du début du XIe siècle de l’abbaye de Santo Domingo de Silos. Après la Reconquista, les juifs se spécialiseront dans la fabrication du papier.
En France un des premiers documents rédigés sur papier date de 1243/1248 : il s’agit d’un registre des recettes et dépenses d’Alphonse de Poitiers.

Au XIIIe siècle en Italie, puis au début du XIVe siècle en France (à Troyes), apparaissent des moulins à papier. Peu à peu une véritable industrie papetière se met en place, elle explosera avec la diffusion de l’imprimerie.

Agen puis la région de Fumel furent des centres importants de fabrication du papier.

Matière première
Il fut d’abord fabriqué à base de chiffons en fibres végétales (chanvre, lin) que l’on mettait à pourrir.
Le bois moulu remplacera le lin ou le chanvre vers 1875. Cela permit de baisser les coûts de revient de façon considérable, mais la qualité du papier fut très en deçà.

Fabrication
Les chiffons sont découpés et réduits en pâte après un martelage.
Ensuite cette pâte est chauffée puis étendue et pressée entre deux feutres dans des matrices différentes, garnies de treillis métalliques (pontuseaux et vergeures : c’est le filigrane), pour former une feuille.
Enfin, la feuille est séchée en étant étendue sur des cordes. Un filigrane représentant des lettres, des animaux ou des outils apparait en transparence. Parfois les noms du papetier et du type de papier sont rajoutés.
La feuille est ensuite lissée, polie et collée (gélatine).
Le chlore sera introduit en 1789 pour blanchir le papier.

Influence de la matière sur la graphie
La surface lisse permet à l’écriture une grande cursivité.

Réutilisation
Quasi impossible car il est très difficile d’effacer un texte sans laisser une trace.

Changements liés à ce nouveau support
Toutes les formes, tous les formats sont possibles.
Il permet, avant tout et surtout, l’écriture individuelle faîte de brouillons, de ratures, de reprises, de réécritures.
Et ceci grâce à son coût. En effet, dès le XVe siècle le papier revient 4 fois moins cher que le parchemin. 150 ans plus tard le rapport est de 1 à 13.
De plus, le papier est très mince, très solide et maniable. C’est le support idéal. Il est effaçable quand on le désire, sinon il est infalsifiable.
Et surtout, il est le support intimement lié à l’imprimerie.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le livre : du volumen au codex, du manuscrit à l'imprimé

Depuis l'Antiquité occidentale et avant le numérique, les textes destinés à être archivés ont connu, dans le monde occidental, trois étapes majeures :

– le volumen : rouleau de papyrus déroulé et enroulé horizontalement (à la différence du rotulus, déroulé verticalement), à partir du IIIe millénaire av. J.-C. (en Egypte)

– le codex (manuscrit) : livre formé de "cahiers" eux-mêmes constitués d'une même feuille (de parchemin au début, puis de papier) pliée une ou plusieurs fois. Le codex commence à apparaître au début de l'ère chrétienne et supplante le volumen au IVe siècle. Plus maniable que le volumen (qu'on ne pouvait dérouler qu'avec ses deux mains), il permet surtout une consultation différente du texte écrit : en feuilletant le livre, on peut naviguer sans difficulté d'un endroit à un autre (navigation non linéaire).

– le livre imprimé, à partir du milieu du XVe siècle. Les premiers textes imprimés (voir tout spécialement la Bible de Gutenberg – http://www.gutenberg-digital.de/) ne différaient pas, quant à leur apparence, des manuscrits copiés par les scribes : même forme de caractères, texte dense sur deux colonnes, lettres ornées (de rouge) ou enluminées – à la main – pour marquer les paragraphes. Ce n'est que progressivement et au bout de quelques dizaines d'années que le livre a acquis sa structure actuelle : page de titre (indication de l'auteur, du titre, de l'éditeur, illustrations), le texte lui-même, nouveaux types de caractères, colophon (à la fin du texte, avec mention de l'imprimeur), numérotation des pages, etc.
Mais le développement de l'imprimerie bouleverse les conditions de fabrication et de diffusion du texte écrit. Rien qu'au XVe siècle, on estime à 30 000 ou 35 000 le nombre d'éditions différentes de livres imprimés en Europe, pour un tirage global de 20 millions de livres (Labarre 2001 : 67). L'imprimerie assure, pendant plusieurs siècles, la suprématie du texte écrit comme vecteur de culture.

Le format des livres est lié au format des feuilles de papier utilisées et au nombre de fois où elles sont pliées (cf. les noms des formats : in-folio, in-quarto, in-octavo, in-16°). Un livre de 512 pages 20 cm x 20 cm correspondrait à une feuille de 3,2 m de côté imprimée recto-verso...

– Sur les supports de l'écrit en Chine, voir, sur ce site, la page Ecriture chinoise.

Duplication du texte

L'imprimerie permet la reproduction d'un texte à des centaines, voire des milliers d'exemplaires, mais ses procédés sont côuteux, ils demandent un matériel important et ne peuvent donc pas être employés quand seulement un nombre limité d'exemplaires du même texte est requis. Dans ce cas, d'autres procédés ont été employés :

– l'utilisation de papier carbone qui permet l'impression de plusieurs exemplaires (deux ou trois), avec une machine à écrire, sur du papier spécialement fin (papier pelure)


– l'utilisation de machines rotatives légères, à manivelle ou électriques : duplicateur à alcool (même principe de fonctionnement que pour le papier carbone), ou 'ronéo' (de marque Ronéo, Gestetner ou autre) : le stencil qui sert à l'impression est percé par la frappe des caractères et au contact d'une feuille blanche, il laisse passer l'encre qui se dépose alors sur la feuille ;
– l'utilisation de la photocopie, à partir du milieu des années soixante du siècle dernier (procédé de Rank Xerox).

Transport du texte écrit

a) par porteur

Poste

Dès l'Antiquité se développe un service postal avec des relais pour les chevaux (111 relais pour 500 km). Au Moyen Age, les postes sont organisées pour les marchands, les couvents, les universités (étudiants), les villes, les souverains. Le transport prend du temps : en 1523, il faut cinq jours pour aller de Venise à Bruges... Une poste d'Etat n'apparaît en France que sous Louis XI. Les premiers accords internationaux sur les services postaux sont conclus dans la deuxième moitié du XIXe siècle.

Jusqu'au milieu du XIXe siècle, le port est payé, selon la distance, par le destinataire ; le port payé par l'expéditeur est introduit en Angleterre en 1839. Le prix est conditionné par la distance et le temps de transport, le poids voire le nombre de mots (voir le tarif spécial – en vigueur jusqu'il y a une vingtaine d'années – pour les cartes postales avec cinq mots de texte).

Pneumatique (à partir de 1854 à Londres).

Pigeons voyageurs

Les premiers transports par voie aérienne se font avec les pigeons voyageurs (qui voyagent vers leurs pigeonniers). Moyen utilisé p. ex. pendant le siège de Paris en 1870-71 pour la correspondance entre Paris et le gouvernement replié en province.

– Voulez-vous un exemple de l'utilité des pigeons voyageurs dans la littérature classique ? Voyez plutôt ici ! Et voyez aussi pour plus de précisions le site très documenté d'une association de la fédération colombophile française : http://home.nordnet.fr/~djtaquet/pages/pigeon.htm...

b) par conversion en d'autres signaux

La communication par signaux perçus à distance remonte à l'Antiquité.

Télégraphe optique

En 1792, l'Assemblée législative (en France) adopte le principe du télégraphe optique inventé par les frères Chappe. Des tours sur lesquelles sont montés des bras articulés aptes à réaliser différents types de signaux codés (sémaphore) sont construites sur des collines, de proche en proche, tous les 6 à 12 kilomètres (lignes sémaphoriques).

Le code utilisé pour les signaux a deux fonctions : accélérer les transmissions et la confidentialité des messages. La vitesse de transmission demeure faible : en 1842-43, elle atteint 50 km/heure ; 64 % des dépêches arrivent le même jour (33 % seulement en hiver). Et les transmissions sont évidemment dépendantes des conditions atmosphériques.

Le nombre de signaux est limité par les articulations possibles du sémaphore : 98 en tout, qui, par dédoublement, permettent 8464 unités différentes (des mots ou des groupes de mots). Soit une sorte d'écriture idéographique.

– Voir pour plus de précisions Flichy 1991 : 17-43. – Voir aussi le site de l'association Mont Saint-Quentin Télégraphe de Chiappe : http://www.telegraphe-chappe.com/. et le site Télégraphe Chappe hébergé sur le site de l'Ecole centrale de Lyon (http://www.ec-lyon.fr/tourisme/Chappe/) – Voir aussi l'épisode lié au télégraphe optique dans Le Comte de Monte-Cristo, ch. LXII. – Un sémaphore est exposé au musée des Arts et Métiers à Paris.

Télégraphe électrique

La première ligne électromagnétique est créée aux USA en 1838 (S. Morse). Les messages sont transmis lettre par lettre, à chacune correspond une combinaison de points et de traits (avec des impulsions électriques de durée différente) – c'est l'"alphabet Morse".

Ainsi, SOS est traduit par : ...---... (trois points, trois traits, trois points).

Le télégraphe est utilisé en France jusqu'en 1960, il est fermé définitivement en 1997 (mais le télégramme lui survit).

Le télégramme (= message télégraphié) est utilisé comme moyen de communication rapide, c'est-à-dire plus rapide que les autres, auquel on ne recourt, dans la vie privée, que dans deux cas :

a) pour transmettre une information surgie subitement et imprévisible (si on l'avait prévu, on aurait pu recourir à des moyens moins onéreux pour transmettre l'information) et que le destinataire doit apprendre rapidement. D'où son emploi fréquent, dans la vie privée, pour les mauvaises nouvelles (décès, maladie, accident) et les connotations émotionnelles fortes qui lui sont souvent associées (encore maintenant).

b) pour joindre des gens à une heure précise et dans un lieu précis (p.ex. félicitations à l'occasion d'un mariage).

Le télégramme est coûteux. Il est facturé par les services postaux au mot. D'où un effort des expéditeurs pour supprimer les mots non essentiels : c'est le style télégraphique. Exemple : "Bébert malade. Impossible venir."

Avant la généralisation du téléphone, le processus d'acheminement était le suivant : l'expéditeur rédige son télégramme sur un formulaire spécial et l'apporte au bureau de poste. Le message et l'adresse sont ensuite acheminés par le télégraphe jusqu'au bureau de poste le plus proche, où il est transcrit à la main et acheminé chez le destinataire par un employé à vélo ("le petit télégraphiste").

Le téléscripteur permet la transmission de texte à partir d'un clavier et sa réception sur une imprimante. En 1970, le réseau télex comptait 250 000 abonnés dans le monde.

Finalement Internet n'est pas très éloigné du réseau de lettres et de cartes postales comme support de l'information, il permet d'envoyer des messages éclairs et des mails, mais c'est un peu le même principe, qu'en pensez vous?

 

Par Pythagore51
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Samedi 13 mai 2006

  source: http://mairie.wanadoo.fr/afef.didier/x_franceint.htm

histoire postale
la France vers 1860
 
La France a émis son premier timbre poste, le célèbre "Cérès" à 20 centimes, le 1er janvier 1849 sous la IIème République, soit 9 ans après la Grande Bretagne
Une seule famille de graveurs de la Monnaie de Paris, les Barre, a réalisé tous les timbres fançais de cette époque. Jacques-Jean Barre a gravé les timbres "Cérès". Son fils Albert Désiré Barre a réalisé ceux du Second Empire à l'effigie de Napoléon III ainsi que les timbres "aigle" des "colonies de l'Empire français". La famille Barre a aussi réalisé les premiers timbres grecs "Hermès"
A l'instar de l'Autriche, la France avait créé de nombreux "bureaux postaux à l'étranger" notamment en Méditerranée orientale (Levant, Turquie, Grèce) mais aussi dans les Balkans afin de pallier au mauvais fonctionnement des postes locales et ainsi servir les intérêts des commerçants français. 
 
lettre ancienne pour Frederic Cuvier avec 1 timbre poste Ceres 20 centimes (graveur Barre) et 1 cachet postal : Mens (Isere - France) --> Paris (Seine - France) - 31 janvier 1849
zoom sur timbre poste Ceres zoom sur timbre Cérès, cachet & adresse
lettre de Mens (Isère) à Paris du 31 janvier 1849 
Cette lettre est affranchie à 20 centimes avec le premier timbre poste émis en France le 1er janvier 1849 qui représente Cérès la déesse des moissons symbole de la République
Environ 10% seulement des lettres étaient alors affranchies car, contrairement à l'Angleterre, la réduction de tarif postal en faveur du timbre n'avait pas encore été mise en place. 
Ce pli est adressé à "Monsieur Frédéric Cuvier Maitre des requêtes Sous Directeur des cultes non catholiques au Ministère de l'instruction publique et des Cultes" qui était le frère du paléontologue & activiste protestant Georges Cuvier auquel il avait succédé à ce poste politico-administratif. Le sud du Dauphiné était & est toujours une région avec une population protestante importante. Les protestants étaient alors, hors Alsace, environ 650 000 soit 1.5% de la population française. A partir de 1872, la jeune IIIème République a cessé de demander l'appartenance religieuse lors des recensements. 
Le cachet comporte le nombre "37" représentatif de l'Isère et non pas 38 comme aujourd'hui. En effet jusqu'à la création en 1860 des départements Alpes Maritimes, Savoie & Haute Savoie, la numérotation des départements différait de l'actuelle.
 
 
Sous Napoléon III, une lettre au tarif postal intérieur coûtait 20 centimes soit la valeur d'une heure de travail ouvrier (le salaire d'une journée de 10 heures était de 2 Francs). En Angleterre le courrier était alors trois fois moins coûteux
En janvier 2005, le même envoi en France était affranchi à 0.5 Euro soit environ seulement 4 minutes de salaire minimum ouvrier (SMIC). Le coût d'une lettre a donc été divisé par 15 en un siècle et demi mais avec des délais paradoxalement beaucoup moins fiables. 
Une lettre envoyée en "Colissimo" de La Poste avec un délai garanti de 48 heures comparable à celui de 1860 représentait 36 minutes de SMIC 2005 (4.8 Euros) soit un coût sensiblement équivalent à celui lors de la Révolution Industrielle
Par contre, le tarif (41.3 Euros) pour le même pli par Chronopost équivalait à environ à 6 heures de SMIC 2005 pour un délai garanti de 24 heures. 
 
lettre ancienne avec 2 timbres poste Napoleon III (Second Empire) (graveur Barre) et 4 cachets : le Havre (Seine Maritime - France) --> Buenos Aires (Argentine) - 10/01/1855 (tarif postal triple port)
zoom zoom sur timbres & cachet
lettre du Havre à Buenos Ayres / Buenos Aires (Argentine) du 10 Janvier 1855 
Cette lettre est affranchie avec des timbres poste à 80 & 10 centimes à l'effigie de Napoléon III qui correspondaient au triple port des bâtiments de commerce au départ du Havre. Seules les lettres de poids inférieur à 7.5 grammes bénéficiaient d'un tarif postal réduit à 30 centimes. L'affranchissement de cette lettre équivalait presque à une demi journée de travail ouvrier (cf. ci dessus). 
Le navire transportant la lettre est mentionné en haut à gauche : "p Gil Blas".
 
 
lettre ancienne avec un timbre Napoleon III : Marseille (France) --> Tunis (Tunisie) - 02/11/1866 (tarif postal etranger)
zoom zoom sur timbre & cachets
lettre de Marseille à Tunis (Tunisie) du 2 novembre 1866 
Ce pli, affranchi avec un timbre poste Napoléon III à 40 centimes, n'a mis que 6 jours pour être acheminé de Marseille (la ville du commissaire de police Fabio Montale) à Tunis ce qui reste un délai enviable aujourd'hui. Il a transité par Bône en Algérie (désormais Annaba) qui était depuis 1832 le port "français" le plus proche de Tunis
Le destinataire Haï Bessis était un riche commerçant & propriétaire qui construisit le palais beylical de Carthage, membre d'une famille juive implantée de longue date en Tunisie
Cette lettre comporte deux entailles verticales de purification. Afin d'éliminer les sources potentielles de choléra et de peste, les lettres étaient entaillées puis fumigées ou trempées dans du vinaigre. 
Dès le début du XIXème siècle, de nombreux italiens s'étaient implantés en Tunisie. Ils avaient une influence économique importante d'où probablement l'adresse en italien.
 
 
lettre ancienne avec cachets et trois timbres poste Napoleon III : Bordeaux --> Aix les Bains (Savoie) - 18/05/1860 (tarif postal etranger)
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lettre de Bordeaux à Aix les Bains (Savoie) du 18 mai 1860 
Cette lettre combine philatélie & jeu de piste. Emise par "O. GAJAC" propriétaire & négociant en vins de Bordeaux, elle était destinée à un "Limonadier" d'Aix les Bains en Savoie qui était dans son dernier mois d'appartenance au Royaume de Piémont Sardaigne ce qui explique l'affranchissement au tarif postal étranger (50 centimes en 3 timbres). 
Elle a été dirigée par mégarde sur Aix la Chapelle (Aachen) alors en Prusse où elle est arrivée le 19 mai (cachet rouge "AUS FRANKREICH PER AACHEN"). Cette erreur est aisément explicable : les tarifs postaux pour la Prusse & le Piémont Sardaigne étaient identiques et le plébiscite de rattachement de la Savoie à la France avait eu lieu le 15 avril mais le transfert de souveraineté n'était pas encore effectué. 
La consciencieuse Poste de Prusse a redirigé cette lettre vers Aix les Bains alors encore en Savoie où elle est finalement arrivée le 21 mai (cachet au dos de la lettre) via un transit par la France (cachet "PRUSSE VALENCIENNES" du 20 mai) . 
Tout ce périple postal s'est déroulé en seulement 3 jours, qui dit mieux aujourd'hui ?
 
 
Voir aussi sur histoirepostale.net La trace de Frédéric Cuvier "sous directeur des cultes non catholiques" ainsi que du protestantisme dans le sud du Dauphiné a été trouvée grâce aux sites :  La plupart des données concernant les salaires du XIXème siècle en France ont été trouvées grâce à l'étonnant site web de l'institut international d'histoire sociale d'Amsterdam [Internationaal Instituut voor Sociale Geschiedenis] 
L'idée de comparer le tarif postal au salaire sous Napoléon III est inspirée de l'excellent livre de Jean Fourastié & Béatrice Bazil "Pourquoi les prix baissent ?" (éditions Hachette).
Pout tout savoir ou presque sur les tarifs postaux français depuis la parution du timbre Cérès en janvier 1849, histoirepostale.net recommande la visite du site érudit & titanesque de "JF" tarifs-postaux.net.
 
histoirepostale.net vous recommande :lettres et timbres anciens mis en vente sur ebay par un des auteurs du site histoirepostale.net - l'histoire par la lettre et la carte geographique ancienne - l'Europe de la Poste vers 1860 
 
histoire postale
la France vers 1860
 
La France a émis son premier timbre poste, le célèbre "Cérès" à 20 centimes, le 1er janvier 1849 sous la IIème République, soit 9 ans après la Grande Bretagne
Une seule famille de graveurs de la Monnaie de Paris, les Barre, a réalisé tous les timbres fançais de cette époque. Jacques-Jean Barre a gravé les timbres "Cérès". Son fils Albert Désiré Barre a réalisé ceux du Second Empire à l'effigie de Napoléon III ainsi que les timbres "aigle" des "colonies de l'Empire français". La famille Barre a aussi réalisé les premiers timbres grecs "Hermès"
A l'instar de l'Autriche, la France avait créé de nombreux "bureaux postaux à l'étranger" notamment en Méditerranée orientale (Levant, Turquie, Grèce) mais aussi dans les Balkans afin de pallier au mauvais fonctionnement des postes locales et ainsi servir les intérêts des commerçants français. 
 
lettre ancienne pour Frederic Cuvier avec 1 timbre poste Ceres 20 centimes (graveur Barre) et 1 cachet postal : Mens (Isere - France) --> Paris (Seine - France) - 31 janvier 1849
zoom sur timbre poste Ceres zoom sur timbre Cérès, cachet & adresse
lettre de Mens (Isère) à Paris du 31 janvier 1849 
Cette lettre est affranchie à 20 centimes avec le premier timbre poste émis en France le 1er janvier 1849 qui représente Cérès la déesse des moissons symbole de la République
Environ 10% seulement des lettres étaient alors affranchies car, contrairement à l'Angleterre, la réduction de tarif postal en faveur du timbre n'avait pas encore été mise en place. 
Ce pli est adressé à "Monsieur Frédéric Cuvier Maitre des requêtes Sous Directeur des cultes non catholiques au Ministère de l'instruction publique et des Cultes" qui était le frère du paléontologue & activiste protestant Georges Cuvier auquel il avait succédé à ce poste politico-administratif. Le sud du Dauphiné était & est toujours une région avec une population protestante importante. Les protestants étaient alors, hors Alsace, environ 650 000 soit 1.5% de la population française. A partir de 1872, la jeune IIIème République a cessé de demander l'appartenance religieuse lors des recensements. 
Le cachet comporte le nombre "37" représentatif de l'Isère et non pas 38 comme aujourd'hui. En effet jusqu'à la création en 1860 des départements Alpes Maritimes, Savoie & Haute Savoie, la numérotation des départements différait de l'actuelle.
 
 
Sous Napoléon III, une lettre au tarif postal intérieur coûtait 20 centimes soit la valeur d'une heure de travail ouvrier (le salaire d'une journée de 10 heures était de 2 Francs). En Angleterre le courrier était alors trois fois moins coûteux
En janvier 2005, le même envoi en France était affranchi à 0.5 Euro soit environ seulement 4 minutes de salaire minimum ouvrier (SMIC). Le coût d'une lettre a donc été divisé par 15 en un siècle et demi mais avec des délais paradoxalement beaucoup moins fiables. 
Une lettre envoyée en "Colissimo" de La Poste avec un délai garanti de 48 heures comparable à celui de 1860 représentait 36 minutes de SMIC 2005 (4.8 Euros) soit un coût sensiblement équivalent à celui lors de la Révolution Industrielle
Par contre, le tarif (41.3 Euros) pour le même pli par Chronopost équivalait à environ à 6 heures de SMIC 2005 pour un délai garanti de 24 heures. 
 
lettre ancienne avec 2 timbres poste Napoleon III (Second Empire) (graveur Barre) et 4 cachets : le Havre (Seine Maritime - France) --> Buenos Aires (Argentine) - 10/01/1855 (tarif postal triple port)
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lettre du Havre à Buenos Ayres / Buenos Aires (Argentine) du 10 Janvier 1855 
Cette lettre est affranchie avec des timbres poste à 80 & 10 centimes à l'effigie de Napoléon III qui correspondaient au triple port des bâtiments de commerce au départ du Havre. Seules les lettres de poids inférieur à 7.5 grammes bénéficiaient d'un tarif postal réduit à 30 centimes. L'affranchissement de cette lettre équivalait presque à une demi journée de travail ouvrier (cf. ci dessus). 
Le navire transportant la lettre est mentionné en haut à gauche : "p Gil Blas".
 
 
lettre ancienne avec un timbre Napoleon III : Marseille (France) --> Tunis (Tunisie) - 02/11/1866 (tarif postal etranger)
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lettre de Marseille à Tunis (Tunisie) du 2 novembre 1866 
Ce pli, affranchi avec un timbre poste Napoléon III à 40 centimes, n'a mis que 6 jours pour être acheminé de Marseille (la ville du commissaire de police Fabio Montale) à Tunis ce qui reste un délai enviable aujourd'hui. Il a transité par Bône en Algérie (désormais Annaba) qui était depuis 1832 le port "français" le plus proche de Tunis
Le destinataire Haï Bessis était un riche commerçant & propriétaire qui construisit le palais beylical de Carthage, membre d'une famille juive implantée de longue date en Tunisie
Cette lettre comporte deux entailles verticales de purification. Afin d'éliminer les sources potentielles de choléra et de peste, les lettres étaient entaillées puis fumigées ou trempées dans du vinaigre. 
Dès le début du XIXème siècle, de nombreux italiens s'étaient implantés en Tunisie. Ils avaient une influence économique importante d'où probablement l'adresse en italien.
 
 
lettre ancienne avec cachets et trois timbres poste Napoleon III : Bordeaux --> Aix les Bains (Savoie) - 18/05/1860 (tarif postal etranger)
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lettre de Bordeaux à Aix les Bains (Savoie) du 18 mai 1860 
Cette lettre combine philatélie & jeu de piste. Emise par "O. GAJAC" propriétaire & négociant en vins de Bordeaux, elle était destinée à un "Limonadier" d'Aix les Bains en Savoie qui était dans son dernier mois d'appartenance au Royaume de Piémont Sardaigne ce qui explique l'affranchissement au tarif postal étranger (50 centimes en 3 timbres). 
Elle a été dirigée par mégarde sur Aix la Chapelle (Aachen) alors en Prusse où elle est arrivée le 19 mai (cachet rouge "AUS FRANKREICH PER AACHEN"). Cette erreur est aisément explicable : les tarifs postaux pour la Prusse & le Piémont Sardaigne étaient identiques et le plébiscite de rattachement de la Savoie à la France avait eu lieu le 15 avril mais le transfert de souveraineté n'était pas encore effectué. 
La consciencieuse Poste de Prusse a redirigé cette lettre vers Aix les Bains alors encore en Savoie où elle est finalement arrivée le 21 mai (cachet au dos de la lettre) via un transit par la France (cachet "PRUSSE VALENCIENNES" du 20 mai) . 
Tout ce périple postal s'est déroulé en seulement 3 jours, qui dit mieux aujourd'hui ?
 
 
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L'idée de comparer le tarif postal au salaire sous Napoléon III est inspirée de l'excellent livre de Jean Fourastié & Béatrice Bazil "Pourquoi les prix baissent ?" (éditions Hachette).
Pout tout savoir ou presque sur les tarifs postaux français depuis la parution du timbre Cérès en janvier 1849, histoirepostale.net recommande la visite du site érudit & titanesque de "JF" tarifs-postaux.net.
 
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Par Pythagore51
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Dimanche 14 mai 2006

 

On relève une des premières mentions du facteur-distributeur de lettres, dans un document de la cour des Aides datant de 1638. Mais le terme désignait plus couramment à cette époque celui qui fabrique quelque chose ou qui agit pour le compte de quelqu'un. Furetière, dans son dictionnaire (1690), le définit comme un 'commissionnaire de marchand, celui qui achète pour d'autres marchands des marchandises ou qui les vend en leur nom'.

Mais le métier de facteur s'organise véritablement avec la création de la petite poste de Paris en 1760. Auparavant, il n'était guère possible de correspondre d'un quartier à l'autre de la ville sauf à envoyer en course un domestique ou un petit Savoyard. A cette carence du système postale, RENOUARD de VELAYER avait bien essayé, en 1653, de remédier. Il suffisait d'attacher à la lettre un billet de port payé et de jeter le tout dans une boîte aux lettres prévue à cet effet. Mais l'expérience tourna court : 'aucune lettre ne fut rendue à son adresse, rapporte Furetière dans son Roman bourgeois, et à l'ouverture des boîtes, on trouva pour toutes choses des souris que des malicieux y avaient mis'. Abandonné, le projet de petite poste est repris en 1758 à l'initiative du philanthrope PIARRON de CHAMOUSSET qui obtient de Louis XV des lettres patentes l'autorisant à installer 'une poste particulière dans l'intérieur de notre bonne ville de Paris'. Les villes de province se dotèrent à leur tour d'une petite poste. Ce fut le cas de Bordeaux (1766), Nantes (1777), Rouen (1778), Nancy (1778), Lyon (1779), Strasbourg (1780), Marseille (1781), Lille (1784).

A Paris, sous Louis XV, 200 facteurs font trois distributions par jour. Ils utilisaient une crécelle ou un claquoir pour avertir le public de leur passage. Rapidement le service s'étoffe.

Privilège des citadins, la distribution du courrier à domicile ne concernait pas des millions de ruraux. Il faut attendre la grande réforme postale de 1829 pour que bourgs et villages de France reçoivent la visite du facteur, d'abord tous les deux jours puis quotidiennement. Ils sont 5 000 en 1830 mais près de 23 000 en 1910. Pas un jour de repos pour ces facteurs rémunérés au kilomètre et qui parcourent en moyenne 27 kms par jour en 1877. C'est seulement en 1893 que les facteurs sont autorisés à prendre un jour de congé par mois.

Au XIXème siècle commence à se dessiner l'image d'un facteur populaire ; Trait d'union entre la ville et la campagne, il est 'l'espérance en uniforme', 'la voix mystérieuse qui parle tout bas à toutes les oreilles, qui se fait entendre de tous les coeurs' écrit Jules JANIN. Il est aussi le commissionnaire fidèle que l'on charge de rapporter de la ville voisine des comestibles, des médicaments, des provisions de toute sorte.

 

Qu'il vente ou qu'il neige, été comme hiver, le facteur marche par tous les temps. L'utilisation de la bicyclette à la fin du XIXème siècle, puis de l'automobile dans les années cinquante, va soulager considérablement la tournée des facteurs que l'on appelle préposés depuis 1957. Ils sont aujourd'hui près de 84 000 à distribuer chaque jour 66 millions de lettres et de paquets.

Par Pythagore51
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Lundi 15 mai 2006
 
Le facteur n'a pas le même uniforme dans tous les pays!
 
 
 

chez nous en France, le facteur ressemble plus à :
 
 
 
Par Pythagore51
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Lundi 22 mai 2006

Qu'est-ce que la maximaphilie?

La maximaphilie est une collection ayant pour but de constituer une carte postale affranchie par un timbre et lui-même revêtu d'une oblitération, les trois ayant le même thème, un rapport avec le même lieu. De telles cartes sont parfois appelées « cartes-maximum ». Elle est donc liée à la fois à la collection de cartes postales et à la philatélie.

Les collectionneurs de cartes-maximum se nomment des maximaphiles.

 Qu'est-ce qu'une carte-maximum?

    Définition d'une carte-maximum :

    Une carte-maximum est composée de 3 éléments : le timbre-poste, la carte postale et l'oblitération, ayant entre eux le maximum de concordance possible (d'où le nom de carte-maximum utilisé depuis 1930).

    Une carte-maximum doit répondre à des règles très précises, adoptées par la Fédération Internationale de Philatélie.

    Ne confondez donc pas une carte-maximum avec un souvenir philatélique.

un timbre-poste (grossi 2 fois environ) une oblitération postale (grossie 2 fois environ)
le timbre du Mont-Saint-Michel - Manche - Basse-Normandie - France (13k) Oblitération du Mont-Saint-Michel - Manche - Basse-Normandie - France (11 k)
 
une carte postale du commerce

 
Carte postale : le Mont-Saint-Michel - Manche - Basse-Normandie - France (25k)
Exemple de carte-maximum : le Mont-Saint-Michel - Manche - Basse-Normandie - France (34 k)

    Le Mont-Saint-Michel (Manche)

    Timbre émis le 08/06/1998

    Carte postale des éditions Leconte.

    Oblitération Premier Jour illustrée et concordante du Mont-Saint-Michel (50).

    Conventions adoptées sur l'ensemble de notre site :

    • Lorsque le pays d'émission (et d'oblitération) d'un timbre n'est pas précisé, il s'agit de la France.
    • Toute réalisation présentée comme ici, avec les caractéristiques du timbre, de la carte postale et de l'oblitération, est une carte-maximum.
    • Chaque contre-exemple ne précise ni les caractéristiques du timbre, ni celles de la carte, ni celles de l'oblitération, et s'accompagne de la mention : "ceci n'est pas une carte-maximum".

    Remarques importantes :
     

    • Pour vous permettre d'être dans les meilleures conditions d'observation possibles, les Maximaphiles Français ont décidé que toutes les illustrations de ce site apparaîtront, sur votre écran, à peu près en vraie grandeur (à l'exception du timbre-poste et de l'oblitération, chacun présenté seul ci-dessus).
    • L'illustration de la carte postale doit présenter la meilleure concordance possible avec le sujet du timbre.
    • Le timbre-poste est apposé sur la carte, côté vue (illustration).
    • L'oblitération est faite en un lieu ayant un rapport direct avec le sujet du timbre. La date de l'oblitération doit être, en général, dans la période de vente du timbre.
Par Pythagore51
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Mercredi 24 mai 2006

Entier postal

Entier postal sous forme d'une carte postale, utilisée en Bavière en 1895

Entier postal sous forme d'une carte postale, utilisée en Bavière en 1895
Entier postal sous forme d'une enveloppe postée aux États-Unis à destination de Mulhouse, alors en Allemagne
Entier postal sous forme d'une enveloppe postée aux États-Unis à destination de Mulhouse, alors en Allemagne

Un entier postal est un support sur lequel est habituellement imprimé un timbre-poste. Ce support est investi d'une valeur fiduciaire lui permettant d'être acheminé par le service postal.
A noter que la dénomination d'"entier postal" est propre aux pays francophones et à certains pays latins, comme l'Espagne ("enteros postales"), ou l'Italie ("Interi postali"). Par contre, en allemand, les entiers postaux se disent "ganzachen" et en anglais "stationnary(ies)". Le mot "entire" existe certes aussi dans le vocabulaire philatélique britannique, mais seulement pour désigner les timbres mobiles sur lettres ("Entire Letters")

L'origine de l'entier postal

Le premier entier postal a vu le jour en 1840, en même temps que le "Penny Black". Il s'agit d'une enveloppe-lettre, dont le recto présentait autour de l'adresse un ensemble de compositions allégoriques montrant la "Britannia" correspondant avec les continents et les populations les plus diverses. En bas au dessous de la place réservée à l'adresse, figurait l'indication de la valeur en lettres : "One penny" ou "two pence".

Ainsi ce document, inspiré par Rowland Hill, lui-même, transposait-il dans le domaine postal la technique du papier timbré.

Mais, à la différence du timbre-poste mobile de Victoria, qui remporta immédiatement un grand succés, ce premier entier, baptisé du nom de son auteur, "La Mulready", fût immédiatement critiqué par les humoristes, et surabondamment caricaturé. C'est sans doute à la suite de cet insuccès publicitaire que les entiers-postaux ultérieurs ont ensuite été présentés sous la forme plus discrète d'une figurine postale apposée sur un support généralement neutre.

Aérogramme n°4 de Madagascar (ACEP n°4) avec timbre Lemurien;

Les formes et les fonctions de l'entier postal

Les supports

Depuis l'invention du port payé sous forme d'un timbre postal en 1840, plusieurs supports ont été concernés :

  • Les enveloppes;
  • Les cartes postales
  • Les cartes-lettres,
  • Les bandes de journaux.

Les fonctions

Ces supports préaffranchis ont été utilisés pour:

  • Les envois normaux
  • Les journaux
  • Les aérogrammes,
  • Les mandats
  • Les pneumatiques...
  • Les collectionneurs y ont ajouté traditionnellement les Coupons-réponse et les "Prêts à poster réponse" (PAPR) "(voir plus loin)", bien -que ceux-ci ne soient pas réellement des entiers.

Les coupures d'entiers postaux

- Il est arrivé que les empreintes postales des entiers aient été séparées de leurs supports par découpage, pour être utilisées comme timbres mobiles.
Cette pratique a parfois officiellement été autorisée, comme, en 1849, pour l'entier de 5 cent. du Canton de Genève, ou dans le Royaume de Prusse, depuis 1851. Mais en d'autres cas elle a simplement été tolérée, comme, à certaines époques, en Angleterre, en France ou en U.R.S.S..
- Les figurines d'entiers ainsi découpés doivent se collectionner oblitérées sur des plis complets, de façon à attester l'emploi d'exception qui en a été fait.

Kijiji : BEL ENTIER POSTAL PRET A POSTER

Les différentes catégories d'entiers postaux

Entiers-postaux vendus au public

Depuis 1878, les postes françaises ont utilisé pour les entiers postaux presque tous les timbres d'usage courant émis. En outre et, ponctuellement avant la seconde moitié du XXe siècle, puis plus fréquemment par la suite, des timbres commémoratifs ont pu être utilisés.

Précurseurs

Ces entiers postaux avaient été précédés depuis 1873 par des formulaires avec timbres mobiles, vendus pré-affranchis (cartes) aux usagers. De tels précurseurs ont aussi été émis dans certaines colonies françaises, comme l'île de La Réunion

Entiers-postaux timbrés sur commande

Outre les entiers-postaux, vendus au public dans les bureaux de poste, ont existé à diverses époques les "timbrés sur commande", réalisés par l'impression d'une figurine postale sur des supports fournis en nombre par des particuliers, à des fins d'usage courant, commémoratif ou publicitaire.

Entiers publicitaires

Certains entiers-postaux ont reçu l'impression de publicités privées multiples (comportant plusieurs annonces) et ont ainsi été vendus au public, le plus souvent au dessous de leur valeur faciale. Ces entiers-annonces ont été obtenus soit par repiquage d'entiers officiels, soit par timbrage sur commande de plis publicitaires privés.

Prêts à poster

Les "prêts à poster" mis à la mode par l'administration postale sont, par delà leur désignation publicitaire officielle, des entiers-postaux normaux. Officiellement depuis 1995 (après des essais locaux en 1994), La Poste a multiplié ces produits sous le nom commercial de prêts-à-poster. Le timbre employé est souvent la Marianne en usage, mais les timbres commémoratifs ont également êtés utilisés.
Début 2006, une publicité de La Poste tire un bilan de 297 entiers postaux sous forme d'enveloppes émis par elle en 2005, nationalement ou localement, pour une valeur de vente de 255 €.
Ils peuvent être vierges d'illustration vendus aux particuliers. Les entreprises, les associations et les collectivités locales peuvent commander des enveloppes préaffranchies de différents formats illustrées de leur
logotype ou d'une illustration.

Essais et Non émis

Comme les timbres-poste mobile, les entiers postaux ont fait l'objet préalablement à leur émission de maquettes, d'épreuves, ou d'essais qui ont été adoptés ou refusés. De même, il existe des essais privés d'entiers proposés par des particuliers à l'administration.
Il faut noter, d'autre part, que certains entiers sont restés non émis

Différentes catégories d'entiers d'occupation

En cas d'occupation d'un Etat ou de l'une de ses provinces, il n'est pas rare que la puissance occupante dote le territoire occupé de timbres d'occupation particuliers. Il en va de même en ce qui concerne les entiers-postaux qui suivent alors le sort des timbres mobiles.

En de tels cas, les entiers-postaux d'occupation peuvent être obtenus :

  • par surcharge de ceux du territoire occupé, comme ce fût le cas en 1941, sous l'occupation italienne de l'île grecque de Corfou ou de la ville yougoslave de Ljubljana.
  • par l'introduction des entiers de l'Etat occupant surchargés, comme en 1915, lors de l'occupation allemande de la Pologne russe, ou en 1940, au commencement de l'occupation allemande du Luxembourg.
  • par l'émission d'entiers définitifs spécifiques pour le territoire occupé, comme les Français le firent en 1949 pour les 3 landen inclus dans leur zone d'occupation en Allemagne.

Entiers d'occupation émis en France

La France a été occupée à trois reprises par l'Allemagne. Et c'est en deux de ces circonstances que furent émis sur son sol des entiers-postaux d'occupation.

  • Entiers d'occupation de la Première guerre mondiale

- En 1915 des entiers au type "Germania" furent surchargés en centimes et francs, en lettres gothiques, pour la zone des Etapes située immédiatement à l'arrière du front, en France et en Belgique.
- Certains de ces entiers, avec la mention "Zivilarbeiterpostkarte" furent émis spécialement, de 1916 à 1918, pour les travailleurs civils recrutés parmi les populations occupées. Ces travailleurs n'avaient rien de civils puisqu'ils étaient regroupés en bataillons. Mais le mot "civils" n'en justifia pas moins leur privation de la franchise militaire, et ils durent payer 10 c pour l'envoi de chaque carte. Par ailleurs le choix de l'entier comme support de leur correspondance avait l'avantage d'interdire l'envoi de toute information secrète au verso des timbres, comme celà eût pu être le cas si les Z.A. avaient eu la faculté d'utiliser les timbres mobile d'Etapes. (Pour la seule liste complète actuelle des entiers d'occupation d'Etapes émis en 1914-1918 dans le nord de la France, cf. Catalogue Yvert spécialisé, tome 2 de 1982)
- Par exception, comme une partie des zones de
Givet et de Maubeuge, situées à l'arrière de la zone des Etapes avait été rattachée au Gouvernement général de Bruxelles, les entiers d'occupation qui y furent émis furent ceux d'occupation de la Belgique, avec le mot "Belgien" au dessus de la valeur en centimes. Seules alors leurs oblitérations font la preuve de leur emploi en France.

  • Entiers d'occupation de la Seconde guerre mondiale

- En juillet 1940, la poste fût réouverte dans la région de Dunkerque-Coudekerque. Les entiers postaux français disponibles reçurent alors, comme les timbres mobiles, la surcharge au cachet à main: "Besetztes Gebiet/ NordFrankreich" (2 types).
- En août 1940, la poste réouverte en Alsace et Moselle sous l'autorité allemande fût dotée non seulement des timbres d'occupation bien connus d'Hindenburg, mais aussi d'entiers allemands timbrés au même type, surchargés en gothique les uns "Elsass" et les autres "Lothringen". Ces entiers servirent jusqu'à leur remplacement en 1941 par des entiers d'Hitler sans surcharges.
- A noter enfin qu'en France, à la Libération, lorsque les timbres de Pétain furent surchargés, en maintes régions, de la Croix de Lorraine ou des lettres "R.F.", certaines cartes timbrées à l'effigie du Maréchal subirent le même sort. Mais bien entendu, l'occupation n'étant plus à l'ordre du jour, il s'agissait là d'entiers de "désoccupation".

Les entiers postaux privés

Divers entiers postaux privés ont vu le jour dans le monde, dans la mesure où leurs émissions n'étaient pas incompatibles avec le monopole postal. Il en fût ainsi par exemple de ceux des postes locales allemandes, notamment dans certaines villes d'Alsace-Lorraine, ou de ceux des postes locales chinoises. (Cf. pour plus de détails l'article : Timbre privé, en son § 4 "Les entiers postaux privés").


Parmi les entiers-postaux privés prennent place aussi les entiers postaux de grève :
Lors de deux
grèves postales, 3 entiers postaux de grève français ont été émis par les transporteurs privés qui ont assuré :

  • lors de la grève postale anglaise de 1971, la liaison entre Jersey et la France (Office Lainé : 1 aérogramme) ;
  • lors de la grève postale française de 1974, la liaison de Paris avec l'étranger, via Jersey ou Bruxelles (Courrier familial de Lester : 1 aérogramme et 1 "Reçu pour envoi encombrant").

Plusieurs essais de ces entiers de grève sont parvenus jusqu'à nous. Pour les circonstances ayant entouré ces émissions de grève, voir l'article de Wikipédia timbres et vignettes de grève postale.

Les entiers de Colis Postaux

En France, à la différence des pays voisins, le service des colis n'était pas assuré par la poste, sauf dans le cas de l'Alsace-Lorraine et des colonies, mais concédé, suivant le cas, à des Compagnies de Chemins de Fer ou de Navigation. C'était donc à ces compagnies qu'il appartenait normalement d'établir les Bulletins d'expédition de colis postaux.

Ces bulletins étaient de 2 sortes :
- ceux d'Alsace-Lorraine et des colonies autres que l'
Algérie et les protectorats, qui n'avaient aucune valeur fiduciaire, et sur lesquels l'affranchissement s'effectuait par l'application de timbres-poste ;
- ceux de métropole et d'Algérie qui, à l'exception des bulletins de nos départements de l'Est, ont inclus, de 1881 à 1946, la valeur de base du transport ainsi qu'un droit fiscal mentionnés sur chaque document, en fonction du poids (au dessus ou au dessous de 5 kg) et de la destination.
Eventuellement, il pouvait s'y ajouter, en cas de demande de services supplémentaires (tels qu'apport à la gare, valeur déclarée ou livraison par exprès, etc.) ou de majoration, et dans ces cas seulement, des timbres de Colis postaux spécialisés, destinés à constater le paiement de ces services de complément.

Les bulletins d'expédition des colis postaux représentent donc un chapitre très important de l'histoire des entiers postaux de France. Ils ont pourtant souvent été méconnus par les catalogues (qui n'ont pas réédité cette rubrique, depuis le catalogue Yvert de 1934). Celà tient sans doute à la difficulté de les collectionner neufs, compte tenu de leurs fortes valeurs faciales ou oblitérés puisque les exemplaires oblitérés devaient rester entre les mains de l'administration avant de les détruire

De tels bulletins d'expédition peuvent donc être associés à une collection d'entiers-postaux, aussi bien qu'être collectionnés séparément.

 

Par Pythagore51
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Jeudi 25 mai 2006

Une flamme postale est une oblitération qui comprend, en plus du cachet donnant le lieu et la date de prise en charge du pli par les services postaux, une illustration ou un texte généralement inscrit dans un rectangle. Les flammes postales font l'objet de collection par les philatélistes. Ces flammes peuvent avoir différents buts : commercial, touristique, pédagogique, etc.

Historique

Les premières flammes apparaissent dans les dernières décennies du XIXe siècle. Leur création est liée à la mécanisation de l'oblitération : si la machine appose le cachet toujours au même endroit (généralement, en haut à droite de l'enveloppe), un timbre collé trop à gauche ou un ensemble de plusieurs timbres peuvent ne pas être oblitérés. Ces flammes longues maculent d'encre une plus grande surface de l'enveloppe.

Les premières sont constituées de simples lignes droites, puis ondulées. Des illustrations apparaissent plus tard comme un oriflamme en France. Rapidement, des administrations postales découvrent les revenus publicitaires qu'elles peuvent tirer de ces flammes.

Les différents types de flammes

Les flammes émises par les administrations postales

Pour faire passer de la publicité pour leurs propres services ou pour faire passer un message sur le courrier, les administrations postales ont utilisé les flammes postales. Par exemple, en France, dans les années 1970, les oblitérations portaient des flammes signalant la mise en vigueur du code postal à cinq chiffres.

Les flammes commerciales

Flamme commerciale espagnole pour l'utilisation du fax
Flamme commerciale espagnole pour l'utilisation du fax

Ces flammes sont de deux sortes :

  • soit payées aux services postaux, une entreprise loue l'espace de l'oblitération pour faire un affichage publicitaire.
  • soit en se servant des machines à oblitérer que l'entreprise loue au service postal, l'entreprise signale sur son courrier son logo et son adresse.

Les flammes touristiques

Les villes et communes demandent aux bureaux de poste de leur territoire d'ajouter à l'oblitération une image résumant la commune, dans un but de la faire connaître aux destinataires.

Par exemple, les plis postés dans la ville de Béziers porte une vue de la ville avec la ville haute et le pont. Les plis postés au centre de tri de Montpellier ont longtemps porté une promotion de la grotte de Clamouse située au nord-ouest de la ville héraultaise.

Collection

Il y a débat entre les collectionneurs de flammes postales pour savoir comment conserver ces marques postales. Deux positions dominent :

  • conserver l'enveloppe entière, ce qui pose le problème du volume occupé par une telle collection.
  • conserver le fragment d'enveloppe sur lequel reposent le timbre et la flamme, ce que certains collectionneurs estiment être une perte de valeur.

Les flammes postales s'obtiennent en récupérant du courrier oblitéré. Il est possible d'envoyer une enveloppe timbrée à un bureau de poste pour qu'elle y soit postée et reçoive la flamme de ce bureau. Le philatéliste préparant lui-même ses enveloppes peut essayer de coordonner le sujet du timbre, de la flamme et peut-être d'une carte postale afin de réaliser une carte-maximum.

Par Pythagore51
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