Matériaux
Pour toute écriture, il faut (a) un support, (b) un instrument pour créer une trace sur ce support (soit une trace en relief, c'est-à-dire – la plupart du temps – en creux, soit une trace de couleur différente). Le support et l'instrument conditionnent a) la façon d'écrire, b) le type d'écriture (dessin des caractères).
Supports :
– matières dures : pierre, ardoise, brique, poterie, ivoire, os, verre, fer, bronze, autres métaux...

– matières moins dures et/ou périssables : bois, écorce, feuilles de palmier (Inde), toile, soie, peaux de bêtes (Arabie), tablettes de cire, argile...
– matières élaborées : papyrus (tige de roseau, utilisé jusqu'au XIe siècle), parchemin (peau de mouton, de chèvre ou de veau, utilisé communément à partir du IVe siècle), papier, ....
Premiers instruments :
– pour l'inscription en creux : stilus, ciseau, roseau triangulaire taillé en biseau, pointe sèche


– pour l'inscription en couleur (dépôt d'une trace sur un papier) : pinceau (en Chine), calame (roseau taillé, jusqu'au XIIe siècle), plume d'oiseau (oie et cygne).
Substances déposées sur le support :
L’encre antique était à base de terre et de suie.
Au Moyen Age, habituellement l’encre
est une encre métallogalique (faites de 4 produits) :
| Sel métallique |
Atramentum (sulfate de cuivre ou vitriol) ou Couperose verte (Sulfate de fer) |
Fixe la couleur. |
| + |
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| Tanin végétal |
Noix de galle |
De chêne qui donne la couleur noire ou brune. |
| + |
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| Liant |
Gomme arabique |
Extraite des acacias, pruniers, cerisiers et lierres : cela augmente la viscosité de l’encre et son adhérence. |
| + |
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| Solvant |
de l’eau, du vin ou de l’eau-de-vie |
Cuit avec les autres éléments. |
Pour l’encre luisante on rajoute un peu de sucre candi.
L’encre utilisée dans l’imprimerie est composée de térébenthine, d’huile de noix ou de lin, et de noir de fumée réduit par la cuisson et par le broiement en une espèce de pâte liquide.
Un exemple de fabrication d’encre
d’après Monique Zerdoun Bat-Yehouda (1983, Editions du CNRS)
Recette de Jehan Alcherius (1411, décembre)
" Pour faire l’encre à écrire. Observe le choix de cette encre dont l'essai doit être fait dans ce sens. Prends 3 onces de noix de galle, les meilleures que l’on reconnaît au fait qu’elles sont ridées. Prends une quantité égale de gomme arabique, la meilleure que l'on reconnaît au fait qu'elle est brillante et se casse facilement; plus petite elle est, mieux ce sera. De même, prends trois onces et demie de vitriol romain, le meilleur étant celui qui est de couleur bleue, solide et gros comme l’est le gros sel.
Après quoi, prends 4 livres, à raison de 12 onces par litre, d'eau claire qui, s'il s'agit d'eau de pluie, est préférable à l'eau d'une citerne dans laquelle on recueille l'eau de pluie, est préférable à l'eau de source ou de rivière; place cette eau dans un récipient neuf, de métal ou de terre vernissée, de manière à ce qu’elle soit pure et exempte de toute saleté; dans cette eau, place les galles grossièrement pilées, de manière à ce que chaque galle puisse être rompue en 4 ou 5 morceaux : ensuite, laisse bouillir ces galles dans l'eau sans gomme ou vitriol (sulfate de cuivre), jusqu’à ce qu’elle ait réduit de moitié.
Ensuite, filtre-le (le mélange) à travers un linge ou un morceau de lin, et remets-le, débarrassé des morceaux de galles, dans le vase sur le feu et laisse-le jusqu'à ce que cela commence à bouillir; puis mets dedans la gomme pilée et pulvérisée et laisse bouillir doucement un peu de temps, plus exactement jusqu’à ce que la gomme se dissolve.
Ayant fait cela, verse directement 2 livres du meilleur vin blanc, remue un peu et ajoute immédiatement le vitriol bien pulvérisé, remue encore un peu et retire aussitôt le vase du feu; mélange le tout de manière à ce que le vitriol puisse bien s’incorporer avec les galles, la gomme et l'eau.
Ayant réalisé toutes ces choses dans l'ordre, place le vase qui contient l'encre à l'air libre et laisse-le pour une nuit, de manière à ce que le calme de l'air rende l'encre brillante et plus noire. Par conséquent, si l’encre est fabriquée par temps doux, elle sera meilleure et plus belle. Après quoi, passe-la à travers un linge, mets-la de côté et conserve-la pour l'usage. "
Il faut y ajouter les inscriptions lumineuses (lampes, tubes, rayons laser) dans le noir (ou sur un fond sombre).
Les différentes fabrications de supports pour l'écrit:
| Nom |
Dates |
Matière première |
Fabrication |
Caractéristiques |
| Papyrus |
3000 avant J.-C. / IIe siècle après J.-C. Survie jusqu’au XIe siècle
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La moelle de la plante papyrus |
Lamelles découpées puis accolées.
Deux couches sont superposées perpendiculairement à l’orientation des fibres et soudées ensemble.
Le tout est ensuite séché.
Puis les feuilles après avoir étaient découpées sont collées les unes à la suite des autres pour former un rouleau.
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Maniabilité
Production très localisée
Fabrication coûteuse et délicate
Fragilité
Support peu pliable pour un usage en cahiers |
Tablettes de cire |
Antiquité / Époque Moderne |
Bois ou ivoire et cire |
Planchettes de bois ou d’ivoire juxtaposées.
Une légère cavité est creusée dans laquelle on coule une couche de cire.
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Très pratique
Permet d’introduire le brouillon |
| Parchemin |
IIe siècle avant J.-C. / XVe siècle Survie pour des actes officiels jusqu’à l’Époque Moderne |
Derme d’une peau d’animal (mouton, chèvre, veau) |
La peau est trempée dans un bain caustique.
La graisse et l’épiderme sont raclés.
La peau est tendue puis séchée.
Les peaux sont découpées en feuilles puis présentées sous forme de rouleau ou de cahier.
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Permet l’évolution et la diversification de la graphie
Matière première abondante
Solidité, pliabilité
Coût de fabrication élevé
Lié à la diffusion du codex |
| Papier |
Ier siècle avant J.-C. / aujourd’hui Se diffuse en Occident à partir du XIIe siècle |
Chiffons en fibres végétales (chanvre, lin) |
Les fibres sont réduites en pâte.
L’ensemble est chauffé puis étendu et pressé dans des matrices.
Les feuilles sont ensuite séchées.
Enfin la feuille est lissée et polie. |
Texture très lisse
Coût faible
Solidité, minceur, maniabilité
Tous les formats sont possibles
Lié à la diffusion de l’imprimerie
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Le papier
Inventé en Chine (au plus tard) au premier siècle av. J.-C.., le papier parvient aux Arabes au VIIIe siècle – à la faveur des guerres... –, puis, de là, à la faveur des Croisades (encore des guerres...), en Espagne et en Italie et petit à petit dans d'autres pays d'Europe. En France, le papier est produit à partir du XIVe siècle. Papier fait d'abord de chiffons, puis en grande partie de bois.
Le papier s'impose rapidement comme support de l'écrit en raison de ses vantages : il est plus facilement productible et moins cher que le parchemin et aussi plus fin (donc moins encombrant à archiver).
– Sur l'histoire, les usages, les types de papier, voir les Cahiers de médiologie 4 (1997) : http://www.mediologie.com/publications/pouvoirs_papier/pouvoirs_papier.html.
Le papier
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Du grec papyros, qui viendrait du copte papirro, qui signifie « royal ».
Du latin papyrus Le papier fabriqué avec des fibres végétales fut inventé en Chine au Ier siècle avant J.-C. Des papetiers chinois, faits prisonniers lors de la bataille de Samarkand en 751, révélèrent aux persans sa fabrication. Elle gagna l’Occident au Xe siècle et l’Europe au XIIe siècle, alors que l’on connaissait déjà un papier de chiffon. Au départ il est mal accueilli, car trop fragile, et est réservé aux écrits peu importants, aux productions éphémères.
Il se diffuse en Occident, de façon quasi simultanée, en empruntant trois itinéraires différents. Au début du XIIe siècle, Byzance au travers de la première croisade et la Sicile arabe font découvrir à l’Europe le papier. Dans la seconde moitié du XIIe les Maures venus du Maroc diffusent son usage par le relais andalou. Le premier ouvrage occidental, conservé, en papier est un missel mozarabe du début du XIe siècle de l’abbaye de Santo Domingo de Silos. Après la Reconquista, les juifs se spécialiseront dans la fabrication du papier. En France un des premiers documents rédigés sur papier date de 1243/1248 : il s’agit d’un registre des recettes et dépenses d’Alphonse de Poitiers.
Au XIIIe siècle en Italie, puis au début du XIVe siècle en France (à Troyes), apparaissent des moulins à papier. Peu à peu une véritable industrie papetière se met en place, elle explosera avec la diffusion de l’imprimerie.
Agen puis la région de Fumel furent des centres importants de fabrication du papier.
Matière première Il fut d’abord fabriqué à base de chiffons en fibres végétales (chanvre, lin) que l’on mettait à pourrir. Le bois moulu remplacera le lin ou le chanvre vers 1875. Cela permit de baisser les coûts de revient de façon considérable, mais la qualité du papier fut très en deçà.
Fabrication Les chiffons sont découpés et réduits en pâte après un martelage. Ensuite cette pâte est chauffée puis étendue et pressée entre deux feutres dans des matrices différentes, garnies de treillis métalliques (pontuseaux et vergeures : c’est le filigrane), pour former une feuille. Enfin, la feuille est séchée en étant étendue sur des cordes. Un filigrane représentant des lettres, des animaux ou des outils apparait en transparence. Parfois les noms du papetier et du type de papier sont rajoutés. La feuille est ensuite lissée, polie et collée (gélatine). Le chlore sera introduit en 1789 pour blanchir le papier.
Influence de la matière sur la graphie La surface lisse permet à l’écriture une grande cursivité.
Réutilisation Quasi impossible car il est très difficile d’effacer un texte sans laisser une trace.
Changements liés à ce nouveau support Toutes les formes, tous les formats sont possibles. Il permet, avant tout et surtout, l’écriture individuelle faîte de brouillons, de ratures, de reprises, de réécritures. Et ceci grâce à son coût. En effet, dès le XVe siècle le papier revient 4 fois moins cher que le parchemin. 150 ans plus tard le rapport est de 1 à 13. De plus, le papier est très mince, très solide et maniable. C’est le support idéal. Il est effaçable quand on le désire, sinon il est infalsifiable. Et surtout, il est le support intimement lié à l’imprimerie. |
Le livre : du volumen au codex, du manuscrit à l'imprimé
Depuis l'Antiquité occidentale et avant le numérique, les textes destinés à être archivés ont connu, dans le monde occidental, trois étapes majeures :
– le volumen : rouleau de papyrus déroulé et enroulé horizontalement (à la différence du rotulus, déroulé verticalement), à partir du IIIe millénaire av. J.-C. (en Egypte)

– le codex (manuscrit) : livre formé de "cahiers" eux-mêmes constitués d'une même feuille (de parchemin au début, puis de papier) pliée une ou plusieurs fois. Le codex commence à apparaître au début de l'ère chrétienne et supplante le volumen au IVe siècle. Plus maniable que le volumen (qu'on ne pouvait dérouler qu'avec ses deux mains), il permet surtout une consultation différente du texte écrit : en feuilletant le livre, on peut naviguer sans difficulté d'un endroit à un autre (navigation non linéaire).

– le livre imprimé, à partir du milieu du XVe siècle. Les premiers textes imprimés (voir tout spécialement la Bible de Gutenberg – http://www.gutenberg-digital.de/) ne différaient pas, quant à leur apparence, des manuscrits copiés par les scribes : même forme de caractères, texte dense sur deux colonnes, lettres ornées (de rouge) ou enluminées – à la main – pour marquer les paragraphes. Ce n'est que progressivement et au bout de quelques dizaines d'années que le livre a acquis sa structure actuelle : page de titre (indication de l'auteur, du titre, de l'éditeur, illustrations), le texte lui-même, nouveaux types de caractères, colophon (à la fin du texte, avec mention de l'imprimeur), numérotation des pages, etc.
Mais le développement de l'imprimerie bouleverse les conditions de fabrication et de diffusion du texte écrit. Rien qu'au XVe siècle, on estime à 30 000 ou 35 000 le nombre d'éditions différentes de livres imprimés en Europe, pour un tirage global de 20 millions de livres (Labarre 2001 : 67). L'imprimerie assure, pendant plusieurs siècles, la suprématie du texte écrit comme vecteur de culture.

Le format des livres est lié au format des feuilles de papier utilisées et au nombre de fois où elles sont pliées (cf. les noms des formats : in-folio, in-quarto, in-octavo, in-16°). Un livre de 512 pages 20 cm x 20 cm correspondrait à une feuille de 3,2 m de côté imprimée recto-verso...
– Sur les supports de l'écrit en Chine, voir, sur ce site, la page Ecriture chinoise.
Duplication du texte
L'imprimerie permet la reproduction d'un texte à des centaines, voire des milliers d'exemplaires, mais ses procédés sont côuteux, ils demandent un matériel important et ne peuvent donc pas être employés quand seulement un nombre limité d'exemplaires du même texte est requis. Dans ce cas, d'autres procédés ont été employés :
– l'utilisation de papier carbone qui permet l'impression de plusieurs exemplaires (deux ou trois), avec une machine à écrire, sur du papier spécialement fin (papier pelure)

– l'utilisation de machines rotatives légères, à manivelle ou électriques : duplicateur à alcool (même principe de fonctionnement que pour le papier carbone), ou 'ronéo' (de marque Ronéo, Gestetner ou autre) : le stencil qui sert à l'impression est percé par la frappe des caractères et au contact d'une feuille blanche, il laisse passer l'encre qui se dépose alors sur la feuille ;
– l'utilisation de la photocopie, à partir du milieu des années soixante du siècle dernier (procédé de Rank Xerox).
Transport du texte écrit
a) par porteur
Poste
Dès l'Antiquité se développe un service postal avec des relais pour les chevaux (111 relais pour 500 km). Au Moyen Age, les postes sont organisées pour les marchands, les couvents, les universités (étudiants), les villes, les souverains. Le transport prend du temps : en 1523, il faut cinq jours pour aller de Venise à Bruges... Une poste d'Etat n'apparaît en France que sous Louis XI. Les premiers accords internationaux sur les services postaux sont conclus dans la deuxième moitié du XIXe siècle.
Jusqu'au milieu du XIXe siècle, le port est payé, selon la distance, par le destinataire ; le port payé par l'expéditeur est introduit en Angleterre en 1839. Le prix est conditionné par la distance et le temps de transport, le poids voire le nombre de mots (voir le tarif spécial – en vigueur jusqu'il y a une vingtaine d'années – pour les cartes postales avec cinq mots de texte).

Pneumatique (à partir de 1854 à Londres).
Pigeons voyageurs
Les premiers transports par voie aérienne se font avec les pigeons voyageurs (qui voyagent vers leurs pigeonniers). Moyen utilisé p. ex. pendant le siège de Paris en 1870-71 pour la correspondance entre Paris et le gouvernement replié en province.

– Voulez-vous un exemple de l'utilité des pigeons voyageurs dans la littérature classique ? Voyez plutôt ici ! Et voyez aussi pour plus de précisions le site très documenté d'une association de la fédération colombophile française : http://home.nordnet.fr/~djtaquet/pages/pigeon.htm...
b) par conversion en d'autres signaux
La communication par signaux perçus à distance remonte à l'Antiquité.
Télégraphe optique
En 1792, l'Assemblée législative (en France) adopte le principe du télégraphe optique inventé par les frères Chappe. Des tours sur lesquelles sont montés des bras articulés aptes à réaliser différents types de signaux codés (sémaphore) sont construites sur des collines, de proche en proche, tous les 6 à 12 kilomètres (lignes sémaphoriques).
Le code utilisé pour les signaux a deux fonctions : accélérer les transmissions et la confidentialité des messages. La vitesse de transmission demeure faible : en 1842-43, elle atteint 50 km/heure ; 64 % des dépêches arrivent le même jour (33 % seulement en hiver). Et les transmissions sont évidemment dépendantes des conditions atmosphériques.
Le nombre de signaux est limité par les articulations possibles du sémaphore : 98 en tout, qui, par dédoublement, permettent 8464 unités différentes (des mots ou des groupes de mots). Soit une sorte d'écriture idéographique.
– Voir pour plus de précisions Flichy 1991 : 17-43. – Voir aussi le site de l'association Mont Saint-Quentin Télégraphe de Chiappe : http://www.telegraphe-chappe.com/. et le site Télégraphe Chappe hébergé sur le site de l'Ecole centrale de Lyon (http://www.ec-lyon.fr/tourisme/Chappe/) – Voir aussi l'épisode lié au télégraphe optique dans Le Comte de Monte-Cristo, ch. LXII. – Un sémaphore est exposé au musée des Arts et Métiers à Paris.
Télégraphe électrique
La première ligne électromagnétique est créée aux USA en 1838 (S. Morse). Les messages sont transmis lettre par lettre, à chacune correspond une combinaison de points et de traits (avec des impulsions électriques de durée différente) – c'est l'"alphabet Morse".
Ainsi, SOS est traduit par : ...---... (trois points, trois traits, trois points).

Le télégraphe est utilisé en France jusqu'en 1960, il est fermé définitivement en 1997 (mais le télégramme lui survit).
Le télégramme (= message télégraphié) est utilisé comme moyen de communication rapide, c'est-à-dire plus rapide que les autres, auquel on ne recourt, dans la vie privée, que dans deux cas :

a) pour transmettre une information surgie subitement et imprévisible (si on l'avait prévu, on aurait pu recourir à des moyens moins onéreux pour transmettre l'information) et que le destinataire doit apprendre rapidement. D'où son emploi fréquent, dans la vie privée, pour les mauvaises nouvelles (décès, maladie, accident) et les connotations émotionnelles fortes qui lui sont souvent associées (encore maintenant).
b) pour joindre des gens à une heure précise et dans un lieu précis (p.ex. félicitations à l'occasion d'un mariage).
Le télégramme est coûteux. Il est facturé par les services postaux au mot. D'où un effort des expéditeurs pour supprimer les mots non essentiels : c'est le style télégraphique. Exemple : "Bébert malade. Impossible venir."
Avant la généralisation du téléphone, le processus d'acheminement était le suivant : l'expéditeur rédige son télégramme sur un formulaire spécial et l'apporte au bureau de poste. Le message et l'adresse sont ensuite acheminés par le télégraphe jusqu'au bureau de poste le plus proche, où il est transcrit à la main et acheminé chez le destinataire par un employé à vélo ("le petit télégraphiste").
Le téléscripteur permet la transmission de texte à partir d'un clavier et sa réception sur une imprimante. En 1970, le réseau télex comptait 250 000 abonnés dans le monde.


Finalement Internet n'est pas très éloigné du réseau de lettres et de cartes postales comme support de l'information, il permet d'envoyer des messages éclairs et des mails, mais c'est un peu le même principe, qu'en pensez vous?